En quelques siècles, le monde a fortement évolué. Avec lui, l'industrie, l'agriculture, le quotidien, ... Mais quels métiers exerçaient nos ancêtres ?

A cette époque, les curés indiquaient dans les registres de baptême entre autres, naissance, mariage et décès et de temps en temps le métier. La liste suivante classifie l'occupation pratiqué par les familles. Le recensement débute depuis la date des premières transcriptions en 1680 jusqu'à la fin du XVIIème siècle.

Agriculteur

  • Familles ANDLAUER, BURGEL, DICHL, DILLMAN, FREIDER, HIRTZ, JORDAN, KISSLER, KLEIBER, KLIPFEL, KORNMAN, ACHBRAND, LUTZ, MARTZ, SAAS, SPECHT, SCHULTZ, SIMON, RIEGLER, RISCH, ROSFELDER, VETTER et VOEGEL
  • En 1668, 3629 acres de terres étaient cultivés sur le ban de Valff (un acre ancien correspondait à environ 20 ares et deux journées de travail avec des bœufs. La moyenne des propriétés par agriculteur se situait entre trente et soixante ares). Seuls 480 acres étaient la propriété des habitants, soit 13% de la surface. Le reste des terres était généralement loué et le bien des nobles ou aux communautés religieuses catholiques (abbayes, fondations, évêché, fabrique d'église etc).

Florent FREYDER (décédé le 18 novembre 1938) au n°205 (Photo de 1920, collection Antoine MULLER)

Aubergiste

  • Jean-Georges BAUMERI, Blaise KORNMAN, Georges LUTZ, Blaise et Jean-François NEFF et François Joseph JORDAN (auberge aux Trois Rois). Cette liste est exhaustive. Il y avait en moyenne entre 5 et 10 auberges en service simultanément.
  • En 1668, la maison communale située avant à l'endroit de l'école des filles actuelle, servait à la fois d'auberge et de tribunal. Les familles NEFF et KORNMAN étaient aubergistes et bouchers. Il existait également une auberge au château

Appariteur

  • DIEHL et Georges MARTZ
  • Au moyen âge, l'appariteur était l'employé communal. Il remplissait le rôle d'huissier et transmettait les documents de la commune. Il assumait parfois le service de veilleur de nuit. Son local de gardien se trouvait à côté de la maison communale

Berger

  • André LOTT, Étienne WALTER, Jean Georges HOHWALD, Jean Melchior NEYER
  • La commune possédait au 17ème siècle une bergerie qui servait aussi d'abattoir (en face de la mairie actuelle) construite au milieu de la rue Principale. Elle était flanquée de la « Gemeine Laube » qui peut être traduit par halle ou porche de justice. Une autre bergerie était utilisée au coin de l'Allmendgässel (rue des flaques) et de l'Allmendweg (rue Principale)

Boucher

  • Jean KORMANN et NEFF
  • Un ancien abattoir est décrit en 1668 au fond de la rue des forgerons

Boulanger

  • ROSFELDER, SCHMITTER, WEINSCHENCK et WILLMAN
  • En 1668, la boulangerie communale se situait au centre du village, actuellement n°201 rue Principale (ancien restaurant à la Couronne) à côté d'une bascule. Il était interdit aux habitants de cuire leur pain eux même puisque taxé par le Seigneur. Cette pratique a amené à la recette du Bäkeoffe (étymologie : boulanger et four) dans une poterie en terre cuite, que les cuisinières ramenaient au boulanger qui le cuisait dans le four chaud après la cuisson du pain.  

Bouvier, vacher et gardien de chevaux et d'oies

  • BEYEL, KLEIBER, KOCH, LOTT, MARTZ, MATHIS, OSSOT, PFLEGER et WALTER
  • Le gardien des oies passait par le village tôt le matin et gagnait les prés communaux réservés à ces animaux. Le soir, il faisait le chemin inverse. Toutes les oies retournaient seules et sans se tromper dans leur cour respective. En 1753, le vol de 70 oies a traumatisé les habitants de Valff. Par la suite, certains, voulant protéger leurs anatidés se sont contraints à les enfermer toute la nuit dans leur cave. On soupçonna un habitant qui sera marqué plus tard pour un vol de quelques feuilles de tabac, au fer rouge d'un V pour voleur. Des lieux dits ont été appelés de « Hengst acker, beim Shaafgarten, allmend ou Viehweg ». (champ de l'étalon près du pré des moutons, terrain communal)
  • LUTZEL Sepp, gardien des oies

Charron

  • ANDLAUER, GANDEL et ROSFELDER
  • Vers les années 1930 l'automobile club de France ACF demanda au Préfet d'interdire de travailler sur la voie publique à tous les charrons, cordonniers et autres métiers se servant de clous et d'avoir un étal sur la voie publique à cause des crevaisons régulières des pneus des automobiles

Cocher

  • André BAECHLER (cocher de l'évêque de Strasbourg)

Charpentier et menuisier 

  • BOTTEMER, GRAFF, KOENIG, ROSFELDER, SAETTEL et SUR

Chirurgien barbier

  • Charles CHRÉTIEN, Matthias WICKENHAUSENT, Jean-Georges DRELLER, Joseph FISCHER, Jean FREYDER, Jacques BISCH, Jean-Georges MULLER, Charles Chrétien SCHWIND et Claus WAGNER
  • Dans un livre de médecine de 1769, on peut lire l'extrait suivant : « Les habitants des campagnes sont livrés aux soins d'un impitoyable barbier dont la science unique est de saigner, purger et pire, ils sont parfois même privés de ce secours ! ». Le chirurgien barbier était aussi accessoirement dentiste ou médecin légiste (le sucre était rare et l'usage courant de la brosse à dent ne se répandit qu'au début du XXème siècle et seulement après la deuxième guerre mondiale dans les campagnes). Précisions à retrouver dans cet article : Jean Georges DRELLER, chirurgien barbier à votre service !

Chasseur

  • Joseph SUR, Jacques STUTHENMAN et François Joseph SAAS
  • Seuls les seigneurs avaient le droit de chasse et disposaient de l'aide de chasseurs locaux, les chroniques relatent que le chasseur Frantz EDIGHOFFEN aurait tué le dernier loup de la plaine d'Alsace au XVIIIème siècle dans la forêt de Meistrasheim, La législation sur la chasse du XVIIIème stipulait que « toutes sortes de chasses, hors celle du loup, du renard et autres animaux nuisibles, sont défendues aux roturiers et laboureurs ; il leur est seulement permis de chasser de leurs terres et vergers à cri et jet de pierres toutes bêtes rousses et noires qu'ils trouveront en dommage, sans toutefois les offenser !

Cordonnier

  • CONRAD, KIRCHENMEYER, ILLER, KORNMANN, MOSER, JOG, MARTZ, LUTZ, REIBEL ROSFELDER, SCHMITTER, WAGNER, WALTER, WELCKEN, DIEBMER et WILDBRUCH
  • Le cordonnier possédait le gabarit en bois de la forme des pieds de ses clients adultes. Jean DIBMER époux d'Anna KORNMANN a déshérité en 1672 sa fille Catherine parce qu'elle a vendu ses formes de cordonnier et brûlé le reste

Cuisinier

  • Jean Georges MARTIN au château des Comtes d'Andlau à Valff (?)

Curé

  • HAENNER, LASSIAT, KEGELIN, PFEIFER, RAUCH, SCHECK Jean et André et ZUMSTEIN
  • Dans les registres de baptême de Valff le curé désespéré et démissionnaire Jean RAUCH a écrit en 1636 qu'aucun curé ne tient le coup dans cette commune plus de 2 ans ! Il était le 10ème en moins de 13 ans !

Extracteur de nitre . Salpêtrier

  • Grégoire DUCHMANN et Michel JACOB
  • Le nitre est du nitrate de potassium ou communément appelé salpêtre. Récolté en grattant des pierres ou des briques dans des caves, il était mélangé autrefois à du souffre et du charbon de bois pour fabriquer soit de la poudre à canon, des médicament diurétiques ou encore utilisé pour la salaison. Précisions à retrouver dans cet article : Histoire explosive à Valff

SCHULTHEISS (maire)

  • Mathias VOEGEL, François BURGSTAHLER, Blaise et Jean ANDLAUER, Jean MULLER, Blaise FREYDER, Jean ANDRES, Blaise MARTZ, Blaise LUTZ, Adam et Antoine SCHROEDER, Michel PFLEGER, Chrétien STOECKEL, Mathias et Jean ROSFELDER, Jean VOEGEL, Martin SCHULTZ, Jean KORNMAN et Mathias SAAS
  • Le Schultheiss, ou prévôt en français, représentait le seigneur et s'occupait de la gestion de la commune et des affaires juridiques. Il était assisté du HEIMBURGER le représentant des habitants, et d'un tribunal communal composé de bourgeois de la localité. Le nom de famille SCHULTZ vient du terme Schultheiss

Ferrailleur

  • Pierre WOLFHART

Fossoyeur

  • MEYER, MATHIS, MARTZ, ARBOGAST, MESTERSHEIM, HUBER et DIEHL
  • Le métier de fossoyeur était difficile, il fallait creuser par tous temps. Le curé SCHECK note en 1784 : « On ne peut fêter la fête patronale Saint Blaise (3 février) à cause de la quantité de neige (1 mètre) et par endroit (plus de 2 mètres). Un très grand froid durant 2 mois et demi. Les animaux sauvages et domestiques, les oiseaux dans le ciel, meurent de froid et de faim ainsi que plusieurs personnes. La situation pris fin dans les derniers jours de février remplacée par des inondations »

Forgeron

  • ANDRES, CHRIST, MEYEL, MEYER, SAETTEL, STEINER et WEINSCHENK
  • Une forge communale se trouvait au coin de la rue principale (Allmendweg ; rue communale) et la rue des dauphins (Krottengass ; rue des crapauds). Une forge plus ancienne fonctionnait à l'emplacement de la mairie actuelle. En 1668, la rue des forgerons (Schmiedgässel) était déjà appelée de ce nom ce qui sous entend cette activité soutenue à cet endroit. Lors du creusement du tout à l'égout dans la rue Principale on a déblayé un nombre important de fer, de charbon et de scories

Gardien du grenier de l'abbatiale

  • Jean-Paul MEISTERHEIM, Jean-Jacques MULLER, Mathias OERTEL (pendant 40 ans) et Martin ILLER
  • En 1668 on dénombre deux cours dîmières, en allemand Meyerei l'une située au bout de la rue Meyer (d'où le nom Meyergass) qui était celle de l'Abbaye d'Andlau et qui n'existait déjà plus comme telle au 18ème siècle et les bâtiments des comtes d'Andlau rue du Moulin qui ont brûlé en 1982. Ces derniers servirent de ferme dîmière à l'abbaye après la vente des bâtiments dans la rue Meyer

Horticulteur

Huilier

  • François Antoine DOTTER
  • Les seules plantes oléagineuses connues à cette époque étaient les graines de chanvre et de lin  à partir de 1750 dans le nord de l'Europe ainsi que le colza : croisement entre un chou et une navette. L'huile de noix restait un produit de luxe

Maître d'école

  • Michel BARTH, Léonard HERR, Claus WAGNER (instituteur et barbier) et Salomon WOLF (école juive)
  • Les registres paroissiaux témoignent du travail des instituteurs puisque à partir du début du 18ème siècle un petit nombre d' habitants savent signer de leur nom. Auparavant, une croix sur le papier, souvent tremblante, témoignait de l'inexpérience en écriture des signataires ... L'école se situait au coin de la rue du Moulin (Muhlgasse) et de la rue Thomas (Wippengasse) de Wippe (balance)

Exemple d'un acte de naissance : en bas une croix pour la signature de Juis NACHBAND et une autre croix pour sa femme Vernica JOST (ine)

Maçon

  • BURGSTAHLER et NEUHAUSER

Marchand

  • Weyl MOYSES, BLUM, BLOCH, LEVI, SALOMON, RHIN, Gross STEIN, ZIEGEL, MARCH, MENTEL, André PFLEGER, Jean Ulrich VOEGEL, FREY et SCHWENDI
  • Au nombre des marchands et colporteurs figurent de nombreux juifs de Valff ; entre autres des marchands de chevaux ou de bestiaux ou de tissus. En 1729 les marchands juifs de Valff se plaignent d'être rackettés au péage de Bourgheim installé comme droit de passage sur la route du marché de Barr. Les tarifs étaient doublés pour les juifs par rapport aux non juifs et passaient même à 1 schilling pour la foire annuelle. A cela il fallait ajouter encore un péage à Gertwiller et un à Barr. Le passage d'un mort en direction du cimetière juif de Rosenwiller coûtait 1 Schilling

 

Médecin ambulant

  • Jean-Pierre GIRAUDAN et Joseph NIVEL 

Métayer

  • Mathis EDEL, Joseph WEIDELE et Blaise SAAS

Meunier

  • BADER, CHRISTMANN, DUSCHEL, FRANTZEN, SCHRAPF, DANNER, HERRMAN, HOLTZ, JORDAN, KRAEMER et WERNERT
  • Sur le plan de Cassini de 1750, on peut distinguer un moulin cartographié à l'embouchure de la rue des Forgerons vers l'extérieur du village. S'agit-il du moulin près du Wihr dans la rue du moulin ou existait il réellement un moulin à cet endroit ? Aucun autre document n'étaye cette indication. Sur ce plan, le cours de la « Kirneck » se divise entre la rue Principale et l'extérieur du village. A l'embouchure de chaque fourche on aperçoit un pont. En 1668, lors du renouvellement de biens, il est question d'un emplacement « worauf die Muhl gestanden ist, hinten Weg, nebenseit Bach, vornen Bach so in den Schlossgraben fliesst » (endroit où était construit un moulin à côté la rivière et devant la rivière qui coule dans les fossés du château. ). Il est fait mention également d'une ferme vide dont l'ancien propriétaire avait l'obligation de réguler l'eau du moulin à l'aide d'un canal de dérivation. Ce moulin se trouvait à côté du château. Le Muhlgässel allait en direction de la Muhlmatt, mais aucun moulin n'est signalé à cet endroit en 1668

Militaire

  • Jean MARTZ : Régiment Royal Lemarck
  • Antoine et Blaise ROSFELDER : fournisseur militaire de l'Alsace
  • Jean Michel SIMON et BERNARD : Régiment colonial maritime
  • François MEYER : Régiment d'Infanterie suisse
  • Jacques KACHELOFFEN : Officier Régiment Royal La Marque
  • Gottfried STEINER, Jean KLEIBER et Joseph NEUHASER : militaire invalide
  • François LITTNER : Régiment de cavalerie appelé l'Hôpital
  • Jean RABENEL : Régiment de fusilier 

Receveur d'impôts

On dénombrait plus d'une centaine de taxes diverses que les seigneurs pouvaient imposer à leurs ouailles :

  • Jean KORNMANN et Adam SCHROEDER
  • Les impôts et corvées qui écrasent les sujets sont à l'origine de la guerre des paysans au XVIIème siècle. Elle se termina par le massacre de 30 000 paysans ; 25 hommes de Valff seront emprisonnés à Benfeld pendant trois jours. Quelques exemples :
    • Les corvées : les paysans doivent rendre un service physique au seigneur (nettoyer les fossés, construire et entretenir les routes, les bâtiments publics, couper du bois de chauffage, ...)
    • La taille : pour se faire protéger par le seigneur, il faut le rétribuer. Cette taxe est payée par chaque chef de famille pour la protection en cas de guerre. Une incision sur une pièce de bois permet la comptabilisation pour les sujets ne sachant ni lire ni écrire ... d'où son nom
    • Le cens  : taxe fixe que le paysan doit payer tous les mois
    • Le champart : c'est le loyer des terres louées au seigneur, elle se calcule en fonction de la récolte obtenue
    • Les droits de banalités : taxe sur les moulins, fours et pressoirs que le seigneur a construit pour les villageois
    • L'afforage : quand quelqu'un met un tonneau en perce, il doit payer une partie au seigneur
    • La gabelle : est l'impôt sur le sel
    • Le vingtième : impôt royal sur les revenus créé en 1749 pour financer la guerre d'Espagne
    • La capitation : créé en 1695, il est perçu par tête et selon les revenus
    • La mainmorte : impôt sur les héritages
    • La dîme : l'Église prélève son impôt d'un dixième des récoltes pour assurer les services liturgiques et séculiers (baptême, mariage, extrême onction). Elle pouvait être payée en argent ou en nature (grain, vin, poule ou chapon etc ...)

Serrurier

  • HIRTZ, MOPPERT et OBRECHT

Sage femme

  • Barbara BEYEL et Rosine SCHILLING 
  • La sage femme est dite jurée : elle jure sur les évangiles d'honorer les principes chrétiens

Tailleur

  • MUNSCH, HIRTZ, LUTZ, ETTERBECHDOLT, MEYEL, FREYDER, HAMM, VOEGEL et KLEIBER
  • Lors d'un cambriolage chez un tailleur de Valff en 1750, l'inventaire du tissu volé qui servait à la confection de la lingerie de maison et des habits nous apprend que le tissu utilisé était essentiellement du chanvre. Cette plante textile se travaillait par un procédé appelé le rouissage au lieu-dit Hanflach (flaque à chanvre) près de la chapelle St Blaise

Tonnelier

  • ANDLAUER, LUTZ, MARTZ, SCHROEDER, BRAUN, JOACHIM, DIEHL et BURGSTAHLER

Tisserand

  • BOPP, BRESTENBACH, FREYDER, HARTER, HECKMAN, MARTZ, LUTZ, ANDRES, KRIEG, OBER et WAGNER
  • Autrefois, on travaillait la laine, le lin et le chanvre. Le tisserand transforme ces fils en étoffes, mais le tissus était si rêches et raides quand ils venait d’être tissées que les dames faisaient porter leurs chemises neuves d’abord par leurs servantes pour les assouplir …

Viticulteur

  • BEYEL 
  • Au XVIIème siècle, un lieu-dit « alter Rebgarten » (vieux jardin des vignes) derrière les maisons près du Riederfeld témoigne de la pérennité de ce breuvage à Valff

Les vendanges chez Antoine KEMPF (décédé le 5 décembre 1997). L'enfant assis sur le boeuf est Michèle KEMPF (Photo de 1960, collection Antoine MULLER)

Vannier

  • Michel GRABER
  • Ce métier sera plus tard banalisé avec la venue des pays de l'Est de « vanniers » comme les SECULA

Vérificateur de tabac

  • Michel ROSFELDER et Mathias WIDMAN
  • Les premières graines de tabac sont rapportées en Europe en 1520. La reine de France, Catherine de Médicis, donne l'ordre d'en cultiver en Bretagne et en Gascogne pour soulager dit-on ses terribles migraines. Le tabac prend le nom de « l'herbe de la Reine » ou  Catherinaire ». C'est en 1618 que la plante à Nicot voit germer ses premières graines en Alsace. La photo d'illustration en haut de l'article est une plantation de tabac de Valff en 1938

Après le XIXe siècle

Au XIXème siècle, les métiers se spécialisent. Au forgeron qui remplissait déjà les fonctions de maréchal ferrant, ferronnier et taillandier (fabrique d'outils tranchants tels que ciseaux, cisailles, haches, ...), s'ajoutent les cloutiers (Aloïse GRIESSER) fabricant de clous, étameur (Nicolas DATTERO), fondeur d'étain (Jean-Baptiste BRIANCON) et rémouleur (Georges REICHTET).

L'activité du tisserand se divisa en tissier (Antoine FRANCOIS), tricoteur (Georges MATZ) et peigneur de chanvre (Joseph SEILER). Le cordonnier en celui de maître sellier (Ferdinand SCHWAAB) et sabotier (Nicolas FRANCK). Du côté des activités de la santé, les herboristes (Sébastien STEINER) et vétérinaires (Jacques GROSMUTH) étoffent la corporation des médecins et chirurgiens-barbiers.

Le commerce aussi se spécialise. Métier de la négoce, il est intéressant de trouver l'expression trafiquant vers le milieu du 19ème (BLUM, WEIL et LEVY) et Hausierer (colporteur). Mais le métier nourrit ses spécialistes, courtier de gras (Simon BLUM) marchand de fruits, d'étoffes, de bois, de toiles cirées ou de chaussures d'occasions voire de parapluies (Georges REICHTET).

Ajoutons, fileuse et cardeur de tabac (Madeleine BITTEL et Blaise HERMAN), musicien ambulant (Antoine KREUTZER), sergent de corps de garde (Jean Jacques EDEL), régent d'école et sacristain (Léopold HERR), tailleur de pierre (Joseph FISCHER), blanchisseuse (Marie Joséphine KORMANN), castreur (Aloïse ROOS), fabricant de rosaire (Antoine GROSHANS) et réparateur de parapluie (Antoine SCHUMACHER).

Nos anciens ont disparu, et avec eux certains métiers, mais, malgré tout, ils se rappellent à notre bon souvenir sur les cartouches de nos maisons. Exemple, celle gravée sur la maison de Louis SCHULTZ au n°121 de la rue Principale, avec en bas, les symboles du métier de Florent WERCK, le fléau, la fourche et le porte affutoir du laboureur en 1818.

« Bon est le métier dont on peut vivre »

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