Restauration d'une Hotchkiss de 1935, épisode 2.

Après le rapatriement de la voiture [à lire Restauration d'une Hotchkiss 411 Roadster de 1935, épisode 1], le déchargement n'est qu'une formalité. Le premier travail consiste à démonter la baie entre le moteur et le tableau de bord qui ne correspond pas à la forme de notre capot. Toutes les pièces anciennes subiront un sablage homéopathique pour éviter les déformations des tôles affaiblies par la rouille grignoteuse. Le capot est dérouillé et poncé mécaniquement puis peint d'une couche d'huile spéciale de protection antirouille transparente. Une fois séché, le produit peut se peindre.

Conseil expérience :

Je ne suis sponsorisé par aucun produit, mais rien n'empêche de partager mon expérience. Le produit Owatrol est simplement génial.  C'est une huile qui pénètre dans la rouille (bien meilleure que les stabilisateurs de rouille qui ne traitent que la surface) et l'imprègne : exp. : sur ma 301 coupé, j'avais "oublié" de sabler le plafonnier archi-rouillé. Après avoir poncé le plus gros, j'ai traité le reste avec ce produit. Résultat : il sèche après 1 ou 2 semaines, peut être peint sans problèmes, mélangé à la peinture et, même après 10 ans, je constate aujourd'hui qu'à aucun endroit la rouille est réapparue. 

La finition des soudures

Certaines soudures méritent une finition parfaite. Pour ce faire, rien de mieux que la soudure à l'ancienne et la finition à l'étain. 

 

Après soudure, pose de l'étain

Finition. Les soudures ont toutes été doublées par un renfort soudé de part et d'autre à l'intérieur pour une rigidité augmentée (en plus on peut fusionner les bords sur de la matière propre, ce qui renforce encore la soudure).

La pose à blanc

L'ajustage du capot sur la voiture oblige à quelques torsions, mais dans l'ensemble le résultat est satisfaisant.

La suite du programme est la fabrication de la baie protège-vent qui recevra le futur pare-brise et qui se termine par l'encadrement du tableau de bord. La forme arrondie rejoint la découpe du capot. Forme caractéristique du modèle de 1935.

Les joues latérales sont également élargies pour s'ajuster à la porte cintrée. Tous ces travaux de soudure sont possibles grâce à mon poste à souder MIG à fil. Il ne permet que de souder par point. Cette technique déforme moins la tôle par la fusion et évite la formation de trous de soudure. La tôle ancienne est parfois fine et fragilisée. L'acquisition d'un poste à souder par point serait d'un grand gain. Et comme je travaille sur du vieux, achetons du vieux ! Je déniche un vieux poste pourri qui date de Mathusalem. En l'acquérant, je ne sais même pas s'il fonctionne ! Mais voyons ! La foi ne surmonte-t-elle pas les montagnes ? Une fois ramené, je le branche et… une fumée blanche s'échappe du transformateur ! Comme il avait bien traîné dans l'humidité pendant des années, le transformateur s'était rempli d'humidité et c'est cette humidité qui, sous l'effet de la chaleur, s'est évaporée. Après un séchage, lifting et remplacement des anciens câbles à gaine en tissu et la pose d'une protection pour éviter de me prendre une châtaigne Mon beau jouet fonctionne à nouveau à merveille. Ouf ! Il me sera bien utile pour doubler les soudures avec des renforts. Il n'est pas beau… mais je l'aime déjà !

C'est au tour d'ajuster la porte. La porte d'une berline Hotchkiss me servira de base. Elle sera retravaillée, courbée et retaillée, surtout si tout devra se fermer avec des joints parfaits ! Pffffff, croisons les doigts ! Technique ? Marteau et enclume.

Et voilà le travail ! Notre future Hotch cabriolet prend forme, c'est encourageant ! Mais il y a encore l'autre côté à fabriquer… cry 

C'en est assez pour aujourd'hui. La suite de la restauration au prochain épisode. Le sujet vous passionne ? J'essayerai de progresser pendant ce temps. Prochain objectif : la restauration des ailes arrières.

À bientôt !

Autres épisodes :

Un peu d'histoire

De Valva à Valff, c’est tout d’abord un livre. A la fin des années 80, André VOEGEL et Rémy VOEGEL, Valffois et passionnés d'histoire, écrivent « De Valva à Valff » qui raconte l'histoire de la commune, petit village alsacien à proximité d'Obernai. L'ouvrage reprend, chapitre après chapitre, son histoire et celles de ses habitants. Dans les années 2010, Rémy VOEGEL complète la connaissance du village par divers textes édités dans le bulletin communal. 

Suite au décès d’André VOEGEL en février 2017, Rémy et Frédéric, son fils, se lance le défi de partager via le présent site les archives dématérialisées du livre, les vidéos de Charles SCHULTZ, sans oublier la publication des 40 classeurs historiques d’Antoine MULLER. Ces classeurs sont une mine d'or incroyable, car ils retracent en images toute l'histoire du village, de ses associations et de ses habitants.

Depuis, le devoir de mémoire de notre village alsacien se poursuit semaine après semaine.